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filés des montagnes à la poursuite de l’infanterie des Naplousins et des Damasquins, l’ennemi fit volte-face, et, attaquant à son tour, nous tua le chef de brigade Barthélemy et une soixantaine de soldats de la 69e. Cet échec nous donna aussi une soixantaine de blessés. Dans la soirée, l’armée et le quartier-général bivouaquèrent à la tour de Zetta, et le 16 vinrent s’établir au pied des ruines d’un château à l’entrée de la plaine de Saint-Jean-d’Acre, d’où nous découvrîmes devant nous la ville et sa rade, à gauche le mont Carmel, à droite la plaine d’Esdrelon et le mont Thabor. Les habitans fuyaient à notre approche, et se réfugiaient dans les montagnes de Scheffamer.

Cependant nos troupes étaient excessivement fatiguées, et dépourvues de vivres ; nous avions beaucoup de blessés et de malades, qu’on transportait à l’aide de montures disponibles ; quelques malades périrent en route de la peste, d’une manière effrayante.

Le lendemain nous nous avançâmes dans