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fut joint par notre flottille forcée de mouiller à une lieue de la côte à cause des bas-fonds. Dès lors les djermes ennemies se virent dans la nécessité de fuir jusqu’auprès de l’ancienne bouche Pélusiaque, donnant ainsi aux Français la facilité d’établir des postes militaires à Matariéh et à Menzaléh, pour la protection de la flottille destinée à croiser sur le lac. Tel fut le résultat des deux opérations combinées entre le général Andréossi et le général Dugua.

Hassan-Toubar, qui avait mis ses trésors en sûreté, restait à bord de sa flottille armée, et là semblait nous braver encore.

Quand le général en chef eut arrêté son expédition de Syrie, il sentit la nécessité de ne pas laisser derrière lui, dans un pays que la force des armes contenait à peine, un homme si considérable par l’antiquité de sa famille, par ses riches propriétés, par ses relations nombreuses, et qui d’abord s’était réuni aux osmanlis contre les Français ; il était à craindre aussi qu’il ne se réfugiât en