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après le général Dugua écrivit à ce cheik pour l’engager à entrer en accommodement : « Je ne veux voir les Français ni de loin ni de près, répond Hassan-Toubar ; s’ils me donnent la certitude de me laisser tranquille chez moi, au bourg de Menzaléh, je leur paierai le tribut que je payais aux mameloucks ; mais je ne veux avoir avec ces infidèles aucune communication. »

Cependant le 8 octobre un nombre de barques encore plus considérable se présente devant notre flottille, toujours mouillée à Miniéh ; mais le feu de nos djermes, soutenu par une pièce de huit, parvient à éloigner l’ennemi qui se retire en désordre.

D’un autre côté, une forte colonne, détachée par le général Dugua, s’emparait du bourg de Menzaléh, résidence d’Hassan-Toubar, et le principal repaire des djermes qui infestaient le lac. Le général Damas, chargé de cette opération, avait d’abord dispersé un rassemblement d’insurgés, puis était entré à Menzaléh sans rencontrer d’obstacles. Là il