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votre division ; il faut que le général Andréossi arrive à Péluse. Faites des exemples sévères, opérez le désarmement ; faites couper des têtes, et prenez des otages. »

Le général Dugua, voulant d’abord détacher Hassan-Toubar de la cause des Arabes et des mameloucks, et sachant d’ailleurs qu’il avait été égaré par les écrits et les fausses promesses d’Ibrahim-Bey, lui envoya un émissaire chargé de lui faire des propositions. Hassan-Toubar lui écrivit pour se plaindre du peu de confiance que les Français avaient en lui ; si on l’eût consulté sur la première expédition commandée par le général Damas, sur le lac de Menzaléh, on n’aurait point à se reprocher la perte des deux villages, qui n’étaient coupables, disait-il, d’aucune hostilité ; selon lui, c’était une erreur bien malheureuse, ou des rapports bien faux qui avaient pu décider à commettre de pareils excès ; si on l’en avait averti, il aurait marché lui-même avec tout le pays contre les Arabes qui avaient attaqué Damiette : eux seuls étaient coupa-