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attaquer la tête, échoua sur les bancs qui étaient au nord.

Un quatrième vaisseau ennemi, le dernier de sa ligne, vint prendre poste, par la même évolution, entre le Guerrier et le Conquérant, présentant son côté babord à l’arrière du Guerrier, et son stribord à l’avant du Conquérant.

Les autres vaisseaux ennemis se postèrent de la même manière jusqu’au Tonnant, qui était le huitième de notre ligne. Engagés de cette manière, le vaisseau le Conquérant se battit jusqu’à huit heures et demie ; l’Aquilon, le Spartiate, le Guerrier, et le Peuple-Souverain, jusqu’à neuf heures et quart, et le Franklin, jusqu’à neuf heures et demie.

À neuf heures trois quarts, le vaisseau l’Orient prit feu, au moment où il faisait amener un vaisseau anglais, le Bellérophon ; mais les flammes ayant gagné les batteries sur le faux-pont, il fit son explosion, qui fut épouvantable.

Pendant tout ce temps, les généraux Vil-