Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 1.djvu/139

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


vérité, assez près de terre ; mais la batterie de l’îlot était assez bien armée pour défendre le passage ; cette batterie fut mal défendue.

» À dix heures du soir le combat était presque décidé ; les vaisseaux le Conquérant et le Guerrier s’étaient rendus. À peu près à la même heure, l’Orient sauta. Une heure avant, un boulet avait coupé en deux l’amiral Brueys.

» Les Anglais mirent à terre les prisonniers pour leur faire subir le même sort qu’à l’armée de terre, qu’ils croyaient perdue. »

À ces détails, je crois devoir joindre la relation peu connue du lieutenant de vaisseau Achard sur ce triste événement ; toutefois j’avertis le lecteur que cet officier passe pour avoir été très-sévère dans son jugement sur les généraux de l’escadre. On en jugera par la teneur de sa relation.