Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 1.djvu/138

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


assez qu’il croyait que c’était pour la dernière fois. Vous savez que c’est son grand attachement pour le général Bonaparte qui l’a retenu sur la côte d’Égypte après le débarquement. Il y avait assez de fond dans le port vieux d’Alexandrie pour les vaisseaux de 74 ; il ne fallait qu’ôter une partie de l’artillerie du vaisseau à trois ponts l’Orient, qui était le vaisseau amiral.

» L’escadre anglaise ne se présenta point devant la baie d’Aboukir à midi, comme on l’a dit ; elle était alors devant Alexandrie. Deux vaisseaux de guerre vinrent reconnaître à demi-portée de canon les forces qui étaient dans le port. Nelson ne fit route pour Aboukir qu’à trois heures après midi, et il n’engagea le combat qu’au coucher du soleil. Un brick français, qui était en reconnaissance, venait de tirer quelques coups de canon pour prévenir l’escadre, à laquelle il se rallia aussitôt. Il fit la faute de marquer le passage entre l’îlot et le vaisseau chef de file.

» Les vaisseaux n’étaient pas embossés, à la