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dont la pente s’avance vers le désert, et se termine au fameux lac des Pélerins Birhet et Hadji. Ce n’est plus aujourd’hui qu’une mare desséchée, entourée de plusieurs ronds d’arbres.

Le pays que je viens de décrire paraît avoir été arrosé autrefois par la branche Pélusiaque du Nil. C’était la plus orientale de toutes, et celle qui, s’avançant vers le désert, a probablement disparu sous ses tourbillons dévastateurs. On ne voit plus aujourd’hui la moindre trace de la masse d’eau qu’elle charroyait, tandis qu’à peu de distance en arrière on voit encore des canaux sur l’emplacement de ceux qu’on avait creusés vers l’embouchure Mendisienne. Elhanka, ville jadis considérable, dut son accroissement au passage fréquent des caravanes ; mais quoique les trois quarts aujourd’hui soient convertis en décombres, on y voit un reste d’aisance ; c’est le premier endroit de l’Égypte où nous vîmes une rue alignée au cordeau. Passé Elhanka, nous ne rencontrâmes qu’une suite de