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avoir que des habitans nomades, et ces nomades ce sont les Arabes, qui sont divisés en une soixantaine de tribus, toutes dépendantes de l’Égypte. Nous avons déjà dit qu’elles forment une population d’à peu près 120,000 âmes qui fournissent dix-huit à vingt mille cavaliers, et dominent les différentes parties du désert. Il y a telle tribu de deux mille âmes qui possède quatorze cents chameaux, met en campagne trois cents cavaliers, et occupe quatre-vingts à cent lieues carrées de terrain. Ces différentes tribus possèdent une grande quantité de chameaux, de chevaux et de brebis. Elles possèdent aussi des oasis[1], qui, semblables à des îles, ont, au milieu même du désert, de l’eau, de l’herbe et des arbres. Les Arabes les cultivent et s’y réfugient à certaines

  1. Ce sont des portions de terres cultivées et situées, comme des îles, au milieu des déserts de la Libye. Des eaux abondantes y entretiennent une végétation continuelle ; on y trouve beaucoup d’arbres d’espèces variées, et les habitans y recueillent une quantité considérable de fruits.

    (Note de l’Éditeur.)