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Il a gardé le nom de son ancien propriétaire et sa superficie est de 85 hectares, 46 ares, 42 centiares.

Au 11e kilomètre, une route de 1 k. 4 conduit à l’établissement thermal d’Absalon, qui a appartenu aux consorts Absalon et Moco. Sa contenance est de 76 hectares, 23 ares, 98 centiares.

Un pont permettant l’accès est placé en aval de la prise d’eau qui alimente Fort-de-France, donnant ainsi des garanties qui n’existaient pas avant ce travail.

Absalon, a écrit M. de Molinari, est une merveille qui vaudrait à elle seule le voyage des Antilles. L’eau d’Absalon est bicarbonatée mixte, acidule et ferrugineuse. Sa thermalite est de 37 degrés. Elle convient aux goutteux et aux rhumatisants. L’établissement, récemment reconstruit, est à une altitude de 350 à 360 mètres.

À ses pieds et dans le lit même de la rivière Case-Navire, il existe une autre source thermale dont la température est de 35° et qui, a dit le Dr Sambuc dans un article sur les eaux minérales, paraît posséder la même composition et les mêmes propriétés quoiqu’à un degré inférieur[1].

Au 12e kilomètre, « La Donis », propriété dont la colonie a fait l’acquisition afin de protéger les bois et les eaux de ruissellement du bassin de la rivière de Case-Navire qui alimente la ville.

La Colonie y a établi un poste forestier et la commune y a fait le captage d’un ruisseau dont l’eau est répartie entre les riverains de la route.

À visiter les trois tombes qui s’y trouvent. En 1881, elles ont reçu les restes de trois soldats : Euzèbe Louis Pierre, Guillot Charles Constant et Lechène Marie Jules Henri, nés en France, et morts de la fièvre jaune à la fleur de l’âge sur cette habitation qui était alors une dépendance et une annexe de l’hôpital militaire de Fort-de-France.

Deux kilomètres plus loin, le camp de Colson où se trouve une belle piscine.

Au 15e kilomètre, un marbre sur lequel le Syndicat d’initiative a fait reproduire une inscription gravée à l’origine sur

  1. Revue encyclopédique coloniale, 1866-1867, page 404.