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Jonnès du 2 novembre 1816 sur les causes de l’insalubrité du Fort Royal et sur les travaux à faire pour l’assainir.

Cette note constate que le sol de Fort Royal ne s’élève pas à plus de 4 ou 5 pieds au-dessus du plus bas niveau de la mer, qu’il a été longtemps exposé à des inondations autrefois désastreuses et qu’il estimait toujours extrêmement nuisibles.

Trois causes de ces inondations sont indiquées : les eaux pluviales, celles de la mer dans les raz de marée et de la rivière Levassor accrue par les torrents des montagnes pendant l’hivernage.

Moreau de Jonnès est aussi d’avis d’exhausser le sol de la ville, ce qui se fait déjà, dit-il, sans l’intervention de l’Administration.

Il propose aussi d’éviter ces inondations par « l’embouquement » des quais et du lit de la rivière du Petit Brésil ou rivière Madame.

Le commandant du génie Garin, donnant son opinion sur les causes de l’insalubrité de l’hôpital, en 1818, appelle le Fort Royal « une cité célèbre dans le monde entier par son insalubrité[1] ».

Plus tard, dans un mémoire du 15 mai 1827, il est fait mention, des rues de Fort Royal et de diverses autres parties de la ville et des mesures de voirie qui y sont nécessaires. L’auteur de ce mémoire, M. Tessier, préconise dans cet ordre d’idées, 3 ou 4 bateaux pontés où les habitants seraient contraints de faire porter tout ce qui est jeté autour de la ville et qui seraient vidés au large au moyen de soupapes disposées à cet effet[2].

Une note de Paris, du 18 mars 1829, disait enfin que la ville de Fort Royal étant située au bord de la mer sera toujours funeste aux européens non acclimatés qui l’habiteraient pendant la saison de l’hivernage et qu’il ne faut y placer ni soldats, ni officiers[3].

  1. Arch. min. col. n° 514.
  2. Arch. min. col. n° 730.
  3. Arch. min. col. n° 776.