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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/97

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BOUGUET.

Tu n’as pas à refuser.

(Approbation générale.)

BLONDEL.

Je suis fier de ta pensée, Bouguet, mais je ne veux pas d’argent.


MADAME BOUGUET, (interrompant.)

Il ne s’agit pas d’un don, il s’agit d’un honneur à partager simplement et à répartir, car c’est l’Institut lui-même qui est distingué par ce prix, et l’attribution que me fait mon mari de cette somme bien exagérée pour sa collaboratrice, je l’emploierai d’une part à la fondation d’une clinique… et de l’autre part à doter Edwige !…


EDWIGE.

Madame Bouguet, que dites-vous là ?


UN ÉLÈVE, (à Madame Bouguet.)

Comment, une dot ?


DEUXIÈME ÉLÈVE.

Mademoiselle Edwige se marie ?


MADAME BOUGUET, (riant.)

Tout simplement. Mais ceci c’est un autre chapitre… On vous expliquera.


HERVÉ.

Quel est ce bruit dehors ?


DEUXIÈME ÉLÈVE.

Venez voir.


HERVÉ.

On se réunit dans la cour… on veut faire une ovation au maître.

(Ils se précipitent à la fenêtre.)

BOUGUET, (a pris Edwige à part sur la droite.)

Arrange-toi pour différer. Je viens de causer