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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/371

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ACTE IV

Une chambre dans une vieille maison bretonne. C’est une chambre paysanne très simple, élémentaire, avec quelques meubles exprès réunis là. Il fait nuit. Des lampes, des bougies sur la cheminée. Au fond, une fenêtre qui donne sur la campagne. À droite, une alcôve avec un lit ancien, assez riche. Il fait une tache un peu disparate, un peu cottage dans cet ensemble rectangulaire et paysan. Chaises de paille. Vieux fauteuil à dossier haut. Un escalier intérieur, quatre marches de pierre, conduit à une porte basse qui ouvre sur un palier.

Au lever du rideau, Julien avec un fermier arrange le lit. On est dans la maison natale de Julien, au Huelgoat, la maison où Monsieur et Madame Bocquet viennent encore passer les vacances lorsque l’emploi de Madame Bocquet le leur permet. Aux murs blanchis à la chaux quelques assiettes chinoises, des œufs d’autruche, des éventails de vétiver, etc… Au plafond, un goéland, les ailes ouvertes ; sur la cheminée, deux bateaux sculptés… Une lampe posée sur la rampe de pierre de l’escalier.



Scène PREMIÈRE


JULIEN, ROZENNE, ANNA


ROZENNE.

Je l’ai encaustiqué comme j’ai pu. En vingt-quatre heures, ce n’était pas très commode !… Le temps d’aller l’acheter dès que j’ai eu votre dépêche, au château de Mahiel, de discuter avec le vieux marquis, puis de le faire traîner par l’âne