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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/339

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Ne me faites pas payer de trop de plaisanteries ma petite visite d’aujourd’hui…


FRÉDÉRIQUE.

Il faut que je m’en aille, moi aussi. (À Dastugue.) Ma fourrure, voulez-vous, Monsieur ?


JULIEN.

Non attendez encore un peu, nous ne nous sommes pas vus… Éveline d’abord n’est pas là ; vous ne pouvez pas partir maintenant…


FRÉDÉRIQUE.

Mais où est-elle Éveline ?


JULIEN.

Je ne sais pas… elle doit donner un ordre, une réponse…


DASTUGUE, (lui passant son col de fourrure.)

Voilà, Madame…


FRÉDÉRIQUE.

Merci.

(Elle va à la petite glace sur le piano et commence à mettre son chapeau.)

DASTUGUE, (à Julien.)

Alors, mon ami… du calme, pas d’histoire, une sagesse très grande, au moins d’apparence…


JULIEN.

C’est promis !


DASTUGUE.

Votre résolution me stupéfie.


FRÉDÉRIQUE, (s’est approchée de la baie.)

Je pense que mon auto doit être là… Je l’avais commandée pour deux heures… Oui, elle est là… Tiens ! (Elle demeure à la fenêtre un instant.)