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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/337

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ÉVELINE.

Mais qu’est-ce que c’est ? Marie, qui a apporté cette lettre ?


MARIE.

Un chauffeur, Madame… il est redescendu.


JULIEN.

Une lettre de qui ?


ÉVELINE.

Non, non, rien, ne t’en occupe pas… continuez…


JULIEN, (aux autres, reprenant.)

Eh bien, le chapeau Cronstadt a eu le don de plaire à toute une génération d’hommes mûrs que son port rajeunissait… C’est la coquetterie des hommes graves !


MERCEREAU, (prenant son chapeau sur le piano.)

Je vais de ce pas m’en acheter un !


JULIEN.

Ça ne t’ira pas du tout, je t’avertis ! Celui-ci est bien plus fait pour toi.


MERCEREAU.

Mais c’est une manière de prendre congé de vous !… Je me sauve, ne vous dérangez pas… Je viendrai te voir dimanche, dans la matinée, si tu le veux bien !


JULIEN.

Entendu !


MERCEREAU.

Ta femme te racontera ma conversation avec Lehmann et Nénot. Épatant ! (Il remonte.) Au revoir. Madame !

(Éveline, plongée dans la lecture de sa lettre, ne répond d’abord pas.)