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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/317

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ÉVELINE.

Ça m’étonne de moi ! D’instinct je me trompe toujours.


FRÉDÉRIQUE.

Pas du tout, je vous assure que la petite installation générale devient charmante.

(Elles quittent la table et entrent dans l’atelier.)

ÉVELINE.

Il n’y aura de vraiment bien que l’atelier de Julien.


FRÉDÉRIQUE, (rectifie.)

Le bureau.


ÉVELINE.

C’est vrai, il faut que je m’habitue à dire bureau… Ce n’est pas commode depuis le temps que je disais atelier.


FRÉDÉRIQUE.

Ça été vraiment une trouvaille d’abattre la cloison du couloir et de faire ainsi communiquer toutes les pièces… Cet appartement manquait de chic.


ÉVELINE.

N’est-ce pas ? (Au domestique.) Tenez, puisque Madame ne prend pas de café, apportez-moi seulement ma tasse ici… (À Frédérique.) Les meubles n’ont pas encore trouvé leur place, par exemple ! Tout est encore un peu de bric et de broc.


FRÉDÉRIQUE.

Ça se fait ! Ça se fait tout de même… il y a un grand progrès.

(Elle va regarder par la porte du salon, au premier plan.)

ÉVELINE.

Vous regardez le salon ? Oh ! il n’y a rien de