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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/304

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FRÉDÉRIQUE.

Vous ne pouvez pas souscrire des échéances ? (Julien hausse les épaules.) Vous manquez de relations, voilà tout !… Trois cent mille francs, ce n’est pas le diable à trouver dans Paris… Vous rembourserez ensuite très facilement par annuités… Vous êtes un architecte de valeur !… (De l’air le plus naturel du monde.) Moi, je peux très bien m’en occuper, vous les trouver dans mes relations. Voulez-vous que je m’en occupe ?


JULIEN, (sortant de son effondrement dans un mouvement de protestation.)

Vous ! Non, Frédérique, je refuse catégoriquement.


FRÉDÉRIQUE.

Pourquoi refusez-vous ?


JULIEN.

Parce que c’est vous.


FRÉDÉRIQUE.

Mais on ne saura même pas que cet argent est destiné à un autre que moi-même… Je dispose d’assez d’influences et d’amitiés, j’obtiendrai un prêt pur et simple, sans explication.


JULIEN.

Précisément, je refuse.


FRÉDÉRIQUE.

Et si je vous mets en rapports avec… des gens… si je ne suis même pas votre intermédiaire ?… Tenez, je peux vous montrer par différentes lettres mes rapports avec la banque Elsen qui me propose un remploi et…

(Elle se dirige vers le bureau.)