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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/276

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trop avide. Il s’est jeté dans les affaires et dans la grande vie de Paris, tête baissée. Il a réussi rapidement…


FRÉDÉRIQUE.

J’ai le souvenir que votre fils était ambitieux.


BOCQUET.

Vous retenez sur les lèvres le mot arriviste !… Jugement sévère, mais parfaitement juste. Il s’est créé de grands besoins d’argent. Il a noué, à l’insu de sa femme, des relations bien regrettables avec une certaine dame du monde déclassé…


FRÉDÉRIQUE.

Cette fois, je vous prie d’aller au fait, Monsieur ! Je ne vois pas pourquoi j’ai à tolérer des confidences qui ne m’intéressent pas le moins du monde, qui me répugnent même, et que je vous prie de garder pour d’autres auditeurs !


BOCQUET.

Il faut bien que je vous indique les raisons qui l’ont amené où il en est ! Il s’est laissé prendre, il n’y a pas d’autres mots, par cette femme trop élégante, l’épouse divorcée, mais ruinée, d’un peintre célèbre qui conserve cependant encore son nom, et…


FRÉDÉRIQUE.

Peu importe ! Passez la désignation, je vous prie. Au fait !…


BOCQUET.

M’y voici… Avez-vous entendu parler, par Monsieur Ulric, de certaine importante affaire de lotissement à Montmartre… d’un groupe de maisons de rapport dont Julien a entrepris la construction ?


FRÉDÉRIQUE.

Vaguement, oui, Monsieur ! Mon mari a été