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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/235

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célérité invraisemblable ; nous allons travailler ferme à Sinaïa et je réitère mon offre : si vous voulez venir là-bas avec moi… vous n’aurez pas à le regretter… De toute façon, vous savez, je vous mets à huit cents francs par mois.


JULIEN.

Je vous remercie, Monsieur Ulric, mais je n’accepte pas cette augmentation.


ULRIC.

Ce n’est pas assez ?


JULIEN.

Je vous donnerai très prochainement la raison.


ULRIC.

Tiens ! tiens !


JULIEN.

Ce soir ou demain… si vous permettez… demain… après dîner… en vérifiant le mémoire de Landry, avec vous…


ULRIC.

Entendu, mon garçon…


MONSIEUR DE VILLEDIEU, (appelant.)

Monsieur Ulric ! Le régisseur…


LE RÉGISSEUR, (de loin.)

Monsieur, c’est la voiture qui amène les poissons.


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

Tiens ! vous allez faire de la pisciculture. Des alevins ?


ULRIC.

Je vais peupler la pièce d’eau ; je fais venir cinq cents carpes et quelques truites.