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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/233

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Scène V


Les Autres, revenant de la pergola, moins MADAME BOCQUET et MADAME DESROYER


LES CASTELS.

Voulez-vous que nous vous aidions ?


FRÉDÉRIQUE.

Pas encore. Vous m’aiderez, tenez, quand on apportera les plateaux du goûter. Où avez-vous laissé ma mère ?


ULRIC.

Elle s’est assise, avec Madame Bocquet, à la porte de la forêt et elles jaspinent toutes deux.


FRÉDÉRIQUE.

Eh bien, Mademoiselle Martin, vous ne venez guère me voir ? Je m’en plains.


JEANNE CASTEL.

C’est une petite sauvage.


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

Vous avez été complètement élevée à la Guadeloupe, Mademoiselle ?


MADEMOISELLE MARTIN.

Oh ! J’avais fait un séjour en France ! J’ai même été un an au couvent, à Bayonne.


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

Resterez-vous encore longtemps dans nos parages ?


MADEMOISELLE MARTIN.

Je crois que je vais bientôt délivrer mes parentes de ma présence.