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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/229

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ULRIC.

Mais je vous en prie, mes enfants… Votre intérêt me flatte.


FRÉDÉRIQUE.

Nous allons prendre le thé ici, naturellement.


JULIEN, (insistant, à sa mère.)

Accompagnez-les, maman.


MADAME DESROYER, (bas à Frédérique.)

Tu vas voir si je ne suis pas aimable pour l’employée du Bon Marché. (Haut.) Tenez, donnez-moi le bras, Madame Bocquet… J’irai jusqu’à la porte de la forêt avec vous. (À la sœur.) Je vous fais des infidélités. Allez bêcher les artichauts, ma sœur.


MADAME BOCQUET, (cherchant l’entrée en conversation.)

Alors, comme ça… vous avez des douleurs qui vous tiennent dans les jambes ?


MADAME DESROYER, (riant.)

Qui me tiennent, c’est une façon de dire… qui me tiennent assise, quelquefois couchée ; mais, enfin, vous avez raison, elles tiennent à moi plus que je ne tiens à elles…

(Elles disparaissent en suivant les demoiselles Castel, et Ulric et Villedieu qui inspectaient au loin les colonnes.)


Scène IV


LA SŒUR, FRÉDÉRIQUE, JULIEN


FRÉDÉRIQUE.

Enfin, Julien, je vous en veux un peu de n’avoir pas fait descendre votre mère ici.