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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/225

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MONSIEUR DE VILLEDIEU.

C’est une grosse affaire de construction que votre casino de Sinaïa ?…


ULRIC.

Oui, cela peut me rapporter au bas mot cinquante mille francs.


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

Oh ! vous n’avez plus besoin de cette misère.


ULRIC.

Mais si, mais si, on a toujours besoin d’économiser pour les enfants.


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

Bah ! vous gagnez ce que vous voulez, et cette immense propriété…


ULRIC.

Mon cher, la propriété est à ma belle-mère… On dépense à l’embellir, mais elle ne rapporte rien… Elle coûte même d’entretien à Madame Desroyer beaucoup d’argent…


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

Oh ! elle est si riche, Madame Desroyer !


FRÉDÉRIQUE, (du fond.)

Ah ! voilà enfin les demoiselles Castel !


MADAME DESROYER, (à la sœur.)

Alors, j’attends une seconde, je vais les saluer.


FRÉDÉRIQUE, (à Julien.)

Avec votre mère, Julien.


JULIEN.

Je vous l’avais annoncé, elle vient vous rendre visite. Ça ne vous gêne pas ?