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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/221

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FRÉDÉRIQUE, (rit.)

Il est encourageant ! Ah ! il connaît la nature !


ULRIC, (à Villedieu.)

L’écart de niveau était de deux mètres dix… De l’autre bout, vous vous rendrez compte… Tenez, venez voir.

(Villedieu et Ulric montent les marches de la pergola et s’en vont par la droite.)

FRÉDÉRIQUE, (bas à Julien.)

Suivez-les, ne restez pas ici.


JULIEN.

Je veux vous parler… Il faut que je vous dise quelque chose que je n’ai pu vous dire ce matin !…


FRÉDÉRIQUE.

Pourquoi n’êtes-vous pas chez les Castel ? Pourquoi n’allez-vous pas chercher votre mère, puisqu’elles viennent prendre le thé toutes les trois ?


JULIEN.

Parce que je désire avoir, je vous le répète, une conversation sérieuse avec vous, aujourd’hui même.


FRÉDÉRIQUE.

Plus tard… allez…


MADAME DESROYER.

Tenez, ma sœur, mettez-moi cette chaise au soleil.


LA SŒUR.

Ah, vous avez froid, Madame, vous voyez bien !

(Julien est parti par la pergola ; Madame Desroyer s’est levée pendant que la sœur dispose la chaise à droite ; elle s’approche de Frédérique.)