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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/219

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MADAME DESROYER.

Jamais vous n’étiez venus avant les aubépines… mais, si vous avez devancé la date, cette fois-ci, c’était pour la construction de votre machine en bois, en pierre, en bouse de vache… je ne peux jamais dire ce nom auvergnat… pergo… perga…


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

Elle est vraiment réussie, votre pergola… élégante de proportion…


ULRIC.

Finie d’avant-hier, c’est Flemme qui en est l’auteur… Nous appelons Flemme Julien Bocquet… un surnom !… qui n’a aucun rapport avec la personne, car nul n’est moins flemme que lui !


MONSIEUR DE VILLEDIEU.

C’est vous qui l’avez dessinée, Ulric ?


ULRIC.

Du tout. Je ne m’en suis même pas occupé… Je n’avais guère le temps, moi ! C’est Flemme, qui a pu venir plus régulièrement que moi à Vivières.


JULIEN.

Oh ! rien de moins sorcier ! Il n’y avait que la pente du terrain à calculer.


ULRIC.

Moi, je n’ai pu venir que les dimanches… ma présence est indispensable à Paris pour la construction du Splendid-Hôtel, qui est une grosse affaire.


JULIEN.

Enfin, j’ai mené ça rondement, avouez, Monsieur !… la pergola, le bassin, l’escalier ont été