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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/178

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MADAME BOUGUET, (lisant.)

« Madame, il faut que vous sachiez que mon soin unique, mon acharnement, sera celui-ci : où que je vive, où que ce soit, je demeurerai enfermée dans une chambre avec des bouts de sténographie conservés, quelques brouillons que j’avais providentiellement jetés dans un tiroir ; avec ce que ma mémoire fidèle saura se rappeler, je m’efforcerai de reconstituer non l’œuvre détruite, hélas !… car, seul, Monsieur Bouguet pourra, peut-être, y parvenir, s’il en a l’énergie… mais quelques fragments et un plan général. Au fur et à mesure, vous recevrez ces documents qui pourront servir au maître pour réédifier le manuscrit. C’est à cette tâche que je vouerai mes jours et pour le reste… »


MARCELLE, (l’interrompant.)

Tais-toi.



Scène VI


Les Mêmes, HERNERT, HERVÉ


HERNERT, (à Madame Bouguet.)

Je vous demande pardon, l’erreur est réparée.


HERVÉ, ( à Madame Bouguet.)

Vous m’avez prié de vous prévenir de tout ce qui se passerait. Eh bien, voici le devis qu’apporte Leclerc. Il me paraît tellement exagéré…


MADAME BOUGUET.

Vous permettez, Hernert.


HERNERT.

Je vous en prie. (S’approchant de Marcelle pendant que Hervé entretient exprès Madame Bouguet près de la