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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/149

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Scène XV



BLONDEL, (arrivant, jette les clefs sur la table, menaçant.)

Ton secrétaire n’était pas fermé !… Madame Bouguet, je vous prie de nous laisser seuls tous les deux… Renvoyez, congédiez tout le monde. Qu’il ne reste personne ! Éloignez votre fille aussi, car il se peut qu’il se passe ici des choses violentes… (Mouvement de Madame Bouguet.), ou très calmes, n’ayez pas peur. Cela dépend de lui. Cela ne dépend plus que d’une chose en tout cas… de la vérité…

(Hésitation dramatique.)

MADAME BOUGUET, (à Bouguet simplement.)

Que dois-je faire ?


BOUGUET.

Ce que te dit Blondel.

(Obéissante, elle s’éloigne.)


Scène XVI


BLONDEL, BOUGUET


BLONDEL, (le poing tendu de suite.)

Pourquoi m’as-tu fait épouser ta maîtresse ?


BOUGUET.

Tu t’égares, Blondel. Je t’affirme que…


BLONDEL.

Allons, allons, pas de phrases, maintenant. Liquidons la vérité… la vérité ! Ah ! il la faut, par exemple ! J’ai été le benêt, le malheureux sot qu’on a berné, le dernier des imbéciles, je le reconnais !… J’avais la foi !… Sa maîtresse ! J’ai