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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/99

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LA COMTESSE.

Allons ! puisque vous ne voulez rien nous montrer, je n’insiste pas ; mais, enfin, ce n’est pas gentil. Nous vous quittons, nous allons redescendre chez votre mère. Dites-moi seulement si j’aurai le bonheur d’être à Paris pour votre mariage ? Je voudrais tant y assister !


THYRA.

Nous n’avons pas encore fixé la date.


MADAME DE MARLIEW.

Mais nous pensons que ce sera dans deux mois.


LA COMTESSE.

Oh ! je ne serai plus là… quel dommage !… J’éprouverai une grande déception.

(À cet instant la porte s’ouvre. Entre un jeune homme aux cheveux blonds qui se précipite en se multipliant.)

CORNEAU.

On m’a dit que tout le monde était là… Je me suis permis… Coucou par-ci, coucou par-là.


MADAME DE MARLIEW.

Comtesse, Monsieur Pierre Corneau, le poète Pierre Corneau.


LA COMTESSE.

Ah ! c’est vous, Monsieur, qui écrivez ces jolis vers qui paraissent un peu partout ? Mais vous êtes tout petit, tout petit, tout petit…


CORNEAU.

J’ai dix-huit printemps… et pas un automne…