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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/73

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LE JOURNALISTE.

Oh ! c’est d’une élégance… d’un chic…


MADAME DE MARLIEW.

Oui, Monsieur, trente mille francs !… Je vous en prie, je suis pressée…


LE JOURNALISTE.

Excusez-moi, Madame…

(Il sort. La porte de gauche, donnant sur l’escalier particulier de l’atelier, s’ouvre et Thyra entre dans le costume décrit plus haut, châle noir… canotier noir sur la tête… souliers boueux.)


Scène III


MADAME DE MARLIEW, THYRA, puis GREEN


MADAME DE MARLIEW.

Eh bien, il était temps !… Tu avais donné rendez-vous à ce journaliste ? S’il t’avait vue dans ce costume !… Et tu osais te présenter à lui !… Mais enfin, qu’est-ce qui t’a prise, tu perds la tête ? Et sans me prévenir… D’où viens-tu, dans cet accoutrement ?…


THYRA.

Cela me regarde !


MADAME DE MARLIEW, (suffoquée.)

Oh ! et ces souliers !… On dirait que tu as marché pendant des heures. Et cette mine ! C’est effrayant. Tu as l’air d’une morte… Je t’en prie, donne-moi une explication.


THYRA.

Aucune… Je fais ce que je veux.