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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/66

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Scène II


MADAME DE MARLIEW, LE JOURNALISTE


MADAME DE MARLIEW.

Entrez, entrez, Monsieur. Ma fille n’est pas encore là. Je l’excuse auprès de vous…


LE JOURNALISTE.

Oh ! Madame…


MADAME DE MARLIEW.

Si. Ma fille a l’habitude d’être ponctuelle, mais elle s’occupe aujourd’hui d’une œuvre de bienfaisance avec Madame Juliette Adam. Je craindrais de vous faire attendre trop longtemps.


LE JOURNALISTE.

Mon Dieu, Madame, je viens surtout en informateur. J’aurais été heureux, pour notre journal, d’une interview personnelle, à propos de la médaille qui vient d’être décernée, au Salon, à Mademoiselle de Marliew. Nous aurions désiré aussi quelques renseignements personnels sur les habitudes, les mœurs et les projets de Mademoiselle votre fille.


MADAME DE MARLIEW, (le toisant.)

Mais, ma fille, Monsieur, a des mœurs extrêmement normales !


LE JOURNALISTE.

Excusez-moi, Madame, je me suis mal exprimé. Mais nous aurions été heureux de donner dans notre journal quelques détails sur l’existence in-