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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/64

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nez, frottez-moi un peu les ongles, j’ai les mains dégoûtantes. (Un domestique entre avec un bouquet.) Ah ! voilà le bouquet habituel. (Elle détache la carte.) Naturellement, prince Colonna de Thyeste. (Le domestique sort. À Green.) Mettez le bouquet dans le grand vase… ou plutôt non, elle l’arrangera elle-même. Tenez, dans le seau d’eau. Mon Dieu ! Mon Dieu ! mais j’oubliais Thyra, moi !… Je ne sais pas l’heure.

(Elle cherche de l’œil machinalement une pendule.)

GREEN.

Madame se souvient que Mademoiselle a proscrit les pendules dans l’atelier ; il n’y a qu’un sablier… je n’ai jamais pu voir l’heure à un sablier.


MADAME DE MARLIEW, (prenant le sablier noir.)

Moi non plus ! J’ai envie de téléphoner à Mademoiselle Popesco. Peut-être Monsieur Lepage a-t-il quelques nouvelles ? Regardez s’il est dans son atelier.


GREEN, (s’approche de la porte vitrée de l’atelier, se hausse.)

On ne voit pas bien d’ici, mais je pense bien que Monsieur Lepage doit avoir sa séance habituelle. Si Madame veut, je vais descendre…


MADAME DE MARLIEW.

Attendez encore.


YORO, (rentre.)

Madame, il y a quelqu’un.


MADAME DE MARLIEW, (s’exclamant.)

Déjà ! Je ne reçois qu’à quatre heures ! Faites descendre tout de même au salon.