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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/216

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LA PRINCESSE ÉLÉONORE, (aux autres.)

Partez, vous n’aurez que le temps de nous rejoindre en bas.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Lignières, vous nous accompagnerez, vous nous servirez de cavalier. En route.


ALLÉGRA.

Nous serons en bas dans un quart d’heure.


OSTERWOOD.

Laissons Moïse converser avec Dieu.


LA DUCHESSE D’OSQUE, (à Philippe.)

Elle est étonnante, votre amie, elle avait l’air d’une tragédienne piémontaise, et puis elle a vraiment cet art de la mise en scène que…


OSTERWOOD, (continuant en souriant énigmatiquement.)

Que les danseuses slaves, les millionnaires américaines, les amoureuses du Gréco et les lectrices de Swinburne, etc., etc.

(Ils disparaissent en causant. Thyra s’est assise à droite, sur une vieille pierre. La princesse s’approche de Madame de Marliew et de la comtesse Stéphanie et leur parle à voix basse.)

LA PRINCESSE ÉLÉONORE.

Je vous rejoins. Montez dans la voiture. Je désire parler quelques instants à votre fille.


LA COMTESSE, (à Madame de Marliew.)

Qu’est-ce que je vous disais ?… chère amie…


MADAME DE MARLIEW.

Merci, Altesse… de tout ce que vous ferez pour nous… !

(La princesse reste seule avec Thyra.)