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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/190

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rocher, mère, je me repose une seconde… tu me diras si cela vaut la peine. (Madame de Marliew monte et disparaît dans les rochers avec la comtesse Stéphanie.) Le temps de souffler.

(Elle s’est assise. La petite esclave se met à ranger à ses pieds, les fleurs.)


Scène III


THYRA, LIGNIÈRES


THYRA.

J’ai un piquant de cactus dans le doigt.


LIGNIÈRES.

Enfin, ne vous jouez pas de moi plus longtemps ou du moins ne me rendez pas ridicule… Les voici qui nous rejoignent… Indiquez-moi l’attitude que je dois avoir ! Et surtout donnez-moi le mot de cette énigme.


THYRA, (jouant l’étonnement.)

Quelle énigme ?


LIGNIÈRES.

Je m’attendais bien à me rencontrer, un jour ou l’autre, avec le prince… on se rencontre toujours… et j’avais passé en revue tout un choix d’attitudes… À mon grand étonnement, au bout de deux ans, affabilité parfaite de sa part, poignée de main presque cordiale. Sur le premier moment, je me suis dit : « C’est du bluff. » Du tout. Aujourd’hui nous déjeunons ensemble, sur le Cydnus. Ça n’a pas été chaud, évidemment, mais je l’ai trouvé d’une urbanité si natu-