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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/130

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ACTE DEUXIÈME

Même décor. Même atelier. La scène vide. Ce n’est plus l’éclairage du premier acte. Obscurité presque complète. Une coquille lumineuse, simplement, projette sa lumière. Sur une table le plateau du dîner non desservi. Près de la psyché, la lampe à pied. Désordre d’étoffes et de robes. Des flacons et des brosses. La scène demeure vide très longtemps. On entend sonner à la porte de l’escalier privé de l’atelier. Personne ne vient… Plusieurs appels. On entend même cogner à la porte de l’antichambre. Madame de Marliew, en camisole de nuit, apparaît au petit escalier intérieur qui mène aux appartements. Elle descend et maugrée, tourne un commutateur qui donne un peu de lumière dans une coupe.



Scène PREMIÈRE


MADAME DE MARLIEW, seule


MADAME DE MARLIEW, (marmottant.)

Qu’est-ce qui se passe ? Elle n’a donc pas pris sa clef ? Il est trois heures déjà… ce ne peut être qu’elle… (Elle va à la porte de la petite antichambre.) C’est toi, Thyra ? (Bruits de porte ouverte. Cette fois une exclamation.) Vous !… Entrez, entrez ! (Madame de Marliew revient en scène, faisant passer devant elle le prince de Thyeste en habit. Il entre avec précipitation.) Vous ! prince !… que venez-vous faire ?… Il y a un malheur !… un accident est arrivé à Thyra !