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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/107

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MADAME DE MARLIEW, (bas aux uns et aux autres.)

Venez…


THYRA, (appelant Lignières.)

Lignières ! Un mot, s’il vous plaît ; vous aviez dit que vous alliez à un bal ce soir. C’est intéressant ? Une femme du monde peut-elle y aller ?


LIGNIÈRES, (la regardant.)

Peuh ! avec un masque, pourquoi pas !


THYRA.

Vous y allez seul ?


LIGNIÈRES.

Oui.


THYRA.

Eh bien, il est possible que vous receviez de moi un coup de téléphone après le dîner. Je ne promets pas, mais c’est possible. Me piloteriez-vous incognito ?


LIGNIÈRES.

Avec joie, mais…


THYRA.

Quoi ?


LIGNIÈRES.

Mais si le prince apprenait cette escapade ?


THYRA.

Je suis libre, mon cher. Et puis ! Et puis !…

(En disant cela, elle secoue les lilas du prince et les émiette. À cet instant juste le prince entre. C’est un beau garçon, très distingué, à la figure énergique et douce à la fois. Il rit de toutes ses dents.)