Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/52

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


l’honneur de venir fumer un cigare après dîner, ils vous en auront une reconnaissance sans borne.


LE DUC.

Je verrai.


GASTON.

Le dîner a sa raison d’être : il s’agit d’une fusion en l’A. G. R. et la S.


LE DUC, (interrompant.)

Attendez… Est-ce qu’on n’a pas sonné ?

(Il va à la porte du fond et l’entr’ouvre pendant que les autres parlent.)

GASTON.

Alors, tu souffres sérieusement. ?


DIANE.

Un peu, en tout cas.


GASTON.

Tâche d’être remise avant dimanche, car tu sais que tu as l’honneur de conduire le mail jusqu’à Chantilly. D’Artigny, le jeune d’Aplincourt… tes deux prétendants… en bavent d’avance… Ne leur fais pas cette désillusion. Pas de surmenage !… Dites-moi, maman, est-ce qu’elle a la semaine très chargée ? Tu dînes chez les d’Ecleville, demain, n’est-ce pas ?


DIANE.

Je ne sais pas si nous irons.


GASTON.

En tout cas, après-demain, il y a la matinée des Bellines. Et, le soir, lui permettrez-vous de venir aux Français, maman ; je crois que c’est un peu risqué pour elle… Je ne vous conseille guère de l’y mener…