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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/263

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LA VOIX DU MARI, (dehors.)

Adrienne !


ROSETTE.

Tiens, c’est la voix de ton mari, de ton cher gros mari, qui arrive en fumant… son bon cigare… bien blond… (Elle rit.) Le blond, la couleur exécrée !… Allons… ris aussi… Un peu d’orgueil, sapristi ! Il faut rire de bon cœur, je t’assure… ce n’est que risible…


ADRIENNE, (relevant la tête prudemment comme si elle sortait d’une cachette.)

Tu crois ?


ROSETTE.

Mais parfaitement… Et aïe donc !…


ADRIENNE, (dans un soupir, plus de regret que de soulagement.)

Que c’est bête tout de même ! que c’est bête !… Ah !… à côté de quoi est-il passé le petit animal ?…



Scène IV


ROSETTE, ADRIENNE, LE MARI


LE MARI, (entrant.)

Vous êtes toujours là ?


ADRIENNE.

Tu le vois.


LE MARI.

Qu’est-ce que vous faisiez tout ce temps-là ?…

(Les deux femmes se regardent en se pinçant les lèvres.)