Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/24

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Peut-être vous indignez-vous comme pour un crime consommé, alors que…


LE DUC.

Le cynisme de ce que nous avons lu, tous les papiers cachés dans la chambre de ma fille suffiraient à eux seuls à nous éclairer ; mais Diane, malgré le silence où elle se confine, n’essaye même pas de nier… Monsieur l’abbé, sa mère a reçu son aveu.


L’ABBÉ.

Alors cette pauvre Madame de Charance connaît toute la situation ? Vous n’avez rien pu lui cacher ?


LE DUC.

Mon fils Gaston ignore seul la faute de sa sœur.


L’ABBÉ.

Monsieur Gaston est actuellement à Paris ?


LE DUC.

Oui, ce sont les vacances de Saint-Cyr ; mais il ne faut à aucun prix qu’il soupçonne la vérité : tel que je le connais, de quoi ne serait-il pas capable ?


L’ABBÉ.

Vous avez mille fois raison, il convient que Monsieur Gaston ne sache rien. Ne verrai-je pas Madame de Charance ?


LE DUC.

Si, si, ma femme arrive. Vous allez la voir. Je l’ai devancée seulement de quelques minutes pour lui éviter ces explications atroces… Nous avons besoin de votre secours, Monsieur l’abbé, et c’est pourquoi je vous ai fait venir. D’abord