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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/20

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LE SECRÉTAIRE.

Mais nullement, Monsieur l’abbé. Je ne crois pas qu’il y ait la moindre anicroche ; j’ai vu tout à l’heure Monsieur le duc, il m’a donné mon travail habituel et je vais lui remettre le courrier de l’après-midi.


L’ABBÉ.

La santé de Madame la duchesse ?


LE SECRÉTAIRE.

Elle est, je crois, excellente, comme toujours.


L’ABBÉ.

Me voilà à moitié rassuré. Vous savez peut-être quelle part je prends à tout ce qui arrive dans cette famille ?


LE SECRÉTAIRE.

Je sais du moins, Monsieur l’abbé, que vous avez été le précepteur de Monsieur Gaston.


L’ABBÉ.

Autrefois. Maintenant, mes qualités de camérier de Sa Sainteté et d’aumônier m’ont écarté de mon ancienne existence ; je prêche justement en ce moment une retraite en l’église de Reuilly… j’ai tout quitté au reçu de ce télégramme.


LE SECRÉTAIRE.

Voici monsieur le duc. Je vous laisse.

(Le duc de Charance entre.)

LE DUC.

Oui, laissez-nous. D’ailleurs vous êtes libre, Guérard… À demain deux heures. (Montrant la table.) Je regarderai tout ça. Dites que personne n’entre dans la galerie.

(Le secrétaire s’en va.)