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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/183

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pas que tu meures !… On va te sauver, ma chérie… Ce n’est rien du tout, tu verras… tu t’es blessée bêtement, voilà… J’embrasserai encore tes petites lèvres et ton beau front !… Je suis là, mon enfant… nous serons heureux, je te le promets… (Devant l’immobilité de Diane, il a un écroulement de désespoir. Il pleure.) Elle était tout amour et toute gentillesse !… Et nous nous sommes mis à quatre ou cinq pour la tuer, moi avec mon amour, toi avec ta pitié, lui avec sa haine !… (Des garçons d’hôtel, mal réveillés, entrent et s’arrêtent, gauchement intimidés, sur le seuil.) Entrez ! Entrez !… C’est une pauvre fille qui est là… une pauvre petite fille de rien du tout !…

(Il sanglote en l’embrassant.)

RIDEAU