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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/96

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Scène III


ROLSINI, GRÉVILLE, GARZIN


ROLSINI, (riant.)

Ce Gréville !… Il n’en rate pas une ! Quel chameau !


GRÉVILLE, (fouillant dans une boîte à cigarettes qu’il dépose sur la table.)

Que voulez-vous ? Ça me renverse ! Où vont-ils, ces gens, je vous demande un peu ?… S’ils croient pour ça qu’elle va être reçue dans le monde !


GARZIN.

Elle est si gentille pour lui… car ils ont été très malheureux, et c’en est un qui a mangé de la vache enragée.


GRÉVILLE.

L’avoir mangée, bien… mais ce n’est pas une raison pour l’avoir épousée ! (Rires.) Ce n’est pas de moi. C’est de Degas, à propos d’eux, justement.


ROLSINI.

Allons, elle n’est pas très commune… elle se fait.


GARZIN.

Moi je la trouve très fine… avec une grâce particulière et ingénue que je comprends.


GRÉVILLE.

Oui, mais elle a toujours le pouce qui sent la charcuterie mangée sur la table de marbre du troquet… Il y a les femmes qui s’adaptent et celles