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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/89

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BERNIER.

Mais, tous les samedis, on vous offrira de petits numéros de ce genre. Voilà comme nous sommes ! (En aparté, à Tabourot.) Tu as vu la mulâtresse ?


TABOUROT.

Où ça ?


BERNIER.

Là.


TABOUROT.

Oh ! fouchtra !


BERNIER.

C’est une ancienne amie de Loulou qu’elle a invitée sans me le dire… mais enfin, ce soir, le premier samedi d’inauguration, tant pis, comme ce n’est qu’un ballon d’essai ! mais, dans quinze jours, ce sera la grande tentative, les gens chics, les gens du monde.


GRÉVILLE, (regardant Lolette qui, au fond, fait des ronds avec sa robe, en riant avec Madame Moulzi et Madame Garzin.)

Ah ! très bien.


ROLSINI.

Mirifique.


BERNIER, (à Tabourot.)

Allons, bon ! Qu’est-ce qu’elle fait, là-bas ? Dis donc, je te confie Loulou.


TABOUROT.

Me voilà passé bonne d’enfant.


BERNIER.

Ne plaisante pas… Je ne suis pas sans inquiétude… Il y a quinze jours que je la dresse en vue