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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/75

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SABATIER.

Baoum ! Parapapa… quelle journée ! Voilà le roi qui descend les Champs-Élysées. Suivons la foule ! Toute la sculpture s’est vidée conme par enchantement.


DES VOIX, (au fond.)

Dites donc ! hé ! les vieux… descendons voir Alphonse.


SABATIER.

Et puis, Bernier, en avant marche sur Ledoyen !… on va te faire un speech monstre !

(On essaye de l’entraîner.)


LOLETTE, (affalée sur une chaise.)

Dieu ! que je suis fatiguée !


BERNIER.

Dsscendez chez Ledoyen, je vous y rejoins… Je voudrais laisser seulement un instant Lolette se reposer… et puis, j’ai quelque chose à lui dire… On ne s’appartient plus, depuis ce matin.


GRÉVILLE.

C’est bien naturel, parbleu ! Mais, si tu crois que les camarades vont te ficher la paix comme ça.


BERNIER.

Une seconde ! Garçon… tenez… voulez-vous m’arranger une table, à gauche, dans le coin, en avançant le paravent de biais !… Tiens Lolette, mets-toi là, derrière !… Je vous rejoins.(À Tabourot vivement.) Tabourot, sois gentil… Veux-tu dire aux personnes qui me demanderont que je viens de partir à l’instant, que je suis chez Ledoyen !…