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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/45

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UN VIEUX.

Vous n’avez pas vu ma fille… Je lui avais dit de m’attendre au buffet.


UN AUTRE.

Elle se promenait à la sculpture.


UN PEINTRE, (se défendant.)

Non… non… Je ne m’assieds pas… j’ai à causer sérieusement.


UNE VOIX.

Garçon, des cigares.


RUSSIGNOL, (voix de stentor.)

Hé, là-bas… enyoyez un plateau de limonade au comité.

(Voix aux lointains : Un plateau de limonade, etc… Un groupe s’est formé qui pérore avec agitation, cinq à six peintres.)

JAUBERT.

Mais non, mais non… mais non !… La médaille ne doit pas aller à un jeune. La médaille est la récompense de toute une carrière… Ce serait un bouleversement.


SELLIER.

Et puis quoi ?… Il s’agit d’une académie d’atelier… C’est ce que nous faisions, il y a vingt ans, chez Cabanel.


ROUSSEL, (s’approchant.)

Moi, oui, mais pas toi… C’est bête comme du Courbet, si tu veux, mais c’en a les qualités avec quelque chose de plus direct et de mieux établi. C’est sincère.