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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/407

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FÉRIOUL.

N’étais-je pas un bon mari ?


CHARLOTTE.

Mon pauvre Maurice ! Je t’entends comme dans un rêve… Va… c’est fini… tu verras… quand je ne serai plus là… Quand tu seras débarrassé de moi… quand je ne serai plus là… tu verras… tout ira bien… (Elle a un mouvement sur les yeux, la tête roulée sur les coussins. D’une voix comme expirante et divagante.) Marthon ! Riquet !… Il faudra bien leur dire, leur expliquer.


FÉRIOUL.

Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ?


CHARLOTTE.

Je ne sais plus bien. Oh ! ne plus penser… plus, plus, plus rien. J’ai mal !


FÉRIOUL, (impatienté, marche de long en large.)

Écoute… il faut que je te parle… Il faut que tu entendes des choses graves, définitives… Ne nous laissons pas aller à notre douleur… je veux tout de suite parvenir au bout… tu m’entends ?


CHARLOTTE, (faible.)

Oui, Maurice, oui !


FÉRIOUL.

C’est l’heure des résolutions, des déterminations.


CHARLOTTE.

Oui, oui !…