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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/403

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CHARLOTTE.

Très froid, je veux dire… excuse-moi, je ne sais plus bien ce que je dis.


FÉRIOUL.

Oui, tu as l’air bien éprouvée !… Tu n’as vu personne, tu n’as été nulle part ?


CHARLOTTE.

Mets ta main fraîche une seconde, Maurice, sur mon front, là !

(Elle lui prend la main et la pose sur sa tête. Il la laisse faire.)

FÉRIOUL, (nerveux.)

Tu ne m’as pas dit si tu avais vu quelqu’un… Tu n’as été nulle part ?


CHARLOTTE.

J’ai eu tout mon temps à moi dans la journée. J’ai été au bois de Boulogne et dans les magasins… Bien que tu m’aies dit de ne rien te rapporter, je t’ai acheté différentes choses, des bibelots pour ta chambre… Je ne sais pas s’ils te plairont, tu verras.


FÉRIOUL.

Ah ! tu as pensé à moi. Tu es bien aimable.

(Il fait un mouvement brusque de la tête en se détournant de sa femme.)

CHARLOTTE.

Pourquoi détournes-tu la tête ?