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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/386

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le maire. (Bas, à Férioul.) Éloignez tout le monde, éloignez tout le monde, j’ai à vous parler.


FÉRIOUL.

Parfaitement, mon cher préfet… (À la sous-maîtresse) Monsieur le préfet et moi nous avons à causer, voulez-vous vous retirer et fermer les portes, s’il vous plaît.



Scène IV


LE PRÉFET, FÉRIOUL


LE PRÉFET.

Mon cher conseiller, je ne fais qu’entrer et sortir, une seconde, je suis très pressé… il faut que je sois de retour à Nice à cinq heures. Vous ne devez pas être surpris de me voir et vous devez comprendre la légitime émotion qui s’est emparée du représentant du gouvernement en lisant ce matin la note tendancieuse du Petit Grassois. Vous étiez déjà clairement désigné. J’ai quitté Nice cet après-midi et j’ai couru à la sous-préfecture. Je n’ai pas voulu repartir sans vous dire que c’est très embêtant… très embêtant…


FÉRIOUL.

Eh bien, vous avez l’embêtement facile, mon cher préfet ! Pourquoi ? À propos des élections sénatoriales ?