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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/363

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FÉRIOUL.

Mais si… je m’en doute…


CHARLOTTE.

Tu as crié comme s’il s’agissait de je ne sais pas quoi… (Elle s’appuie à la table comme si elle allait encore tomber.) Ah ! je respire tout de même.


FÉRIOUL.

C’était nécessaire pour le petit, tu comprends…


CHARLOTTE, (réfléchissant.)

Mais le principal t’a donc téléphoné tout de suite ? Quand ?


FÉRIOUL, (montrant le téléphone.)

À l’instant même tu vois… à l’instant…


CHARLOTTE, (rassurée.)

Oui, c’est vrai… Ah ! bien, si ce n’est que ça !… Tu sauras bien tout arranger !… Ah ! mon Dieu !… se faire des peurs pareilles et se mettre dans ces états, pour des vétilles de ce genre… Tu as bien tort de t’énerver pour si peu !… Ah ! la vie est trop courte… trop mauvaise… trop… Dieu ! que c’est bête, ces émotions…

(Elle respire. Elle sourit avec un visage atrocement délivré.)

FÉRIOUL, (sans la regarder.)

Alors, tu pars ?