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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/355

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(Férioul relève la tête, bondit de sa chaise, il a les yeux injectés de sang. On devine que toute sa colère de Méridional sanguin lui fait battre les artères ; il est dressé, formidable, comme s’il allait tuer quelqu’un.)

PARIZOT.

Monsieur Férioul, qu’allez-vous faire ?


FÉRIOUL.

Ce que je vais faire !… la chasser devant tout le monde… la chasser pour toujours…


PARIZOT.

Vous ne ferez pas ça ! Vous m’avez juré sur l’honneur !…


FÉRIOUL.

Ah ! c’est ça qui m’est égal, par exemple !


PARIZOT.

Ce serait monstrueux, monsieur ! La pauvre malheureuse !… Songez… dans un état de détresse pareille ! Il faut qu’elle soit demain là-bas, qu’elle fasse un effort effroyable pour arriver jusqu’au bout. Et vous voulez, dans cet instant-là… Ce serait infâme !


FÉRIOUL.

Oui, qu’elle s’en aille !… Qu’elle s’en aille où elle veut, mais hors d’ici… hors d’ici !…


PARIZOT.

Mais, monsieur, vous ne pouvez pas vous rendre