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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/354

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PARIZOT.

Monsieur Férioul, vous comprendrez… quand elle reviendra… Elle va aller là-bas, contrainte, mais elle va défendre son honneur, le vôtre, se disculper… courageusement, victorieusement. Dans deux jours, quand elle reviendra de ce véritable martyre, tout sera enterré… ça n’aura plus existé qu’en rêve. Vous ne lui en parlerez jamais ?…


FÉRIOUL, (la tête penchée sur la table, effondré, sans l’entendre.)

Et son parfum, le parfum de son papier à lettres, de son buvard, de son linge… Ah !

(D’un coup de poing, il envoie promener les objets qui sont sur la table. Il reste là, la tête dans ses mains. Silence.)

PARIZOT.

Monsieur Férioul, monsieur Férioul, vous ne répondez pas.


FÉRIOUL.

Mais, c’est à se casser la tête contre les murs !… Ah ! nous allons voir !… À mon tour…


PARIZOT.

Monsieur Férioul…


FÉRIOUL, (hurlant.)

L’abominable obscénité !… C’était ça, ma femme…