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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/325

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ARTANEZZO.

Je ne sais pas… Peut-être à Paris ou ailleurs… Qu’est-ce que ça fait ! Au point où j’en suis !… S’il m’arrive quelque chose, je ne me défendrai même pas !…


CHARLOTTE.

Je vous souhaite de surmonter le découragement… comme je l’ai fait…


ARTANEZZO, (à la petite Marthe qui entre.)

Bonjour, mademoiselle, est-ce que vous me reconnaissez ? (Il va pour embrasser l’enfant. Charlotte a un mouvement instinctif.) Oh ! maintenant que je disparais !… (Il embrasse l’enfant.) Merci, madame… Adieu…

(Il s’en va. Charlotte, sans bouger, le regarde partir.)


Scène XI


CHARLOTTE, MARTHE


MARTHE.

Maman, c’est le monsieur de Luchon qui venait de temps en temps avec nous à la promenade ?


CHARLOTTE, (pleurant.)

Oui, mon enfant, c’est lui.

(La porte de gauche s’ouvre précipitamment, Jeannetier entre.)